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Documents:
Cdt. P. Firmin
M. Freyens
"Temps Jadis"
Journal
"Le Jour"
Photos
Jean Deblond
Article:
Luc Caucheteux
Le Jour (1985)
Originaux prêtés gracieusement par Mr. Marcel Lejeune.


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LA PASSIONNANTE HISTOIRE DU CORPS
DES SAPEURS-POMPIERS DE VERVIERS DEPUIS LE XVIII SIECLE
De la pompe à bras au matériel moderne ...
L'origine du corps de sapeurs-pompiers de Verviers est certes impécise. Mais les recherches effectuées par le commandant des pompiers, M. Firmin, dans les archives communales, permettent de situer certains moments officiels de cette histoire. Ainsi en 1790, deux décrets des 16 et 24 août prévoient que "les communes ont, non seulement le devoir, mais l'obligation, de prévenir par des précautions convenables et de faire cesser les évènements calamiteux, tels que les incendies ...". Les autorités de Verviers, déjà à cette époque, ne manquaient pas à leurs devoirs. Un "Recès magistrale" du 7 août 1793 confirme qu'il existait un règlement à propos des incendies. L'article 26 de ce règlement stipulait dans quelles conditions étaient octroyées des récompenses pour l'assistance des habitants lors d'Incendie.

DES SEAUX D'EAU A LA CHAINE.
Dans un ouvrage publié en 1906, M. Poesgens écrivait à la page 33 de ses "Souvenirs du Verviers ancien": "Lorsqu'éclatait un incendie, le tocsin était sonné à l'Hôtel de ville et aux diverses églises.
Mais il fallait la permission des autorités pour alarmer ainsi la population et, avant d'être combattu, le feu ne manquait pas de faire des ravages. Les pompes à incendie étaient remisées à différents points de la commune. Les chefs de pompes, que l'on nommait aussi "hommes du feu", tenaient la lance. Nos petits frères formaient les chaînes, c'est-à-dire se plaçaient sur deux files parallèles pour se passer de main en main les seaux d'eau que l'on puisait soit au canal, à la rivière ou ailleurs, puis pour retourner les seaux vides.
La gendarmerie tenait l'ordre dans les chaînes et forçait, au besoin, les curieux à y entrer, mais le calme nécessaire manquait généralement et les seaux, remplis d'eau au départ, n'arrivaient plus qu'à moitié à la pompe, laquelle était souvent arrêtée, faute de liquide.
N'oublions pas que les brasseurs de la ville avaient toujours des tonneaux remplis d'eau en réserve. ils les amenaient sur les lieux de l'incendie et l'on voyait aussi apparaître les ramasseurs d'urine avec leurs fûts.

A partir de ce moment-là, les manoeuvres aux pompes confessaient qu'ils ne nageaient pas dans l'eau de Cologne".
DEUX LOUIS DE RECOMPENSE.
La récompense attribuée à la pompe arrivée la première sur les lieux du sinistre était de deux louis et la moitié pour la première pompe du quartier "moyennant qu'ils soient au moins la moitié des pompiers avec le directeur de la pompe", note encore un document de l'époque (1793). La ville était donc, pour la défense de l'incendie, divisée en quartiers. A une époque non précisée, on remarque que "la pompe était commandée par un directeur, l'adjudant Jacques George pour la pompe de Lepisic et desservie par une douzaine de pompiers et à chacune d'elles deux maître-ouvriers". Le 27 messidor de l'an III (1795), un arrêté de la municipalité invitait "chacun et particulièrement les citoyens aisés à se cotiser pour la réparation des pompes à feu". Le 15 mars 1808, des prescriptions précises comprenant 36 articles sur la prévention des incendies sont publiées dans un arrêté du préfet du département de l'Ourthe. Le 13 mars 1810, un arrêté du maire de Verviers institue une "Société de secours pour le déménagement et la mise en sûreté des meubles des malheureux incendiés qui seraient alors à l'abri de la malveillance qui ne manque jamais de se montrer dans les catastrophes malheureuses". Ce règlement est arrêté le lendemain. Le 18 mars 1816, constatant que certains membres de cette société sont décédés, on en arrête la liste à 33 personnes.

Echelle 'Porta', du nom de l'ingénieur qui l'avait mise au point, équipée de deux contre-poids en fonte pour la stabiliser. Elle pouvait atteindre une vingtaine de mètres. Documents pris devant l'Athénée de Verviers
DES CITOYENS DETENTEURS D'EAU.
Le 13 octobre 1811, un arrêté du maire de Verviers, M. Rutten, fixe la liste des citoyens qui doivent détenir chez eux les tonneaux d'eau et les seaux d'eau, à envoyer sur les lieux des incendies, tout en déterminant leurs obligations. Le 29 octobre de la même année, le préfet, Baron de l'Empire, chevalier de la Légion d'honneur, approuve l'arrêté afin qu'il puisse être mis à exécution. Le 1er novembre 1817, un arrêté de la "Commission nommée pour le service des incendies" fixe les indemnités à payer aux pompiers qui sortent avec les pompes. On retrouve dans cet arrêté la hiérarchie qui est toujours en vigueur actuellement: pompier, caporal, sergent, sergent-major. Le 10 février 1821, un arrêté du bourgmestre complète celui du maire du 13 octobre 1811 et fixe une nouvelle liste de citoyens qui ont l'obligation d'envoyer de l'eau afin d'alimenter les pompes à incendie.

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