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Documents:
Cdt. P. Firmin
M. Freyens
"Temps Jadis"
Journal
"Le Jour"
Photos
Jean Deblond
Article:
Luc Caucheteux
Le Jour (1985)
Originaux prêtés gracieusement par Mr. Marcel Lejeune. |
LA PASSIONNANTE HISTOIRE DU CORPS
DES SAPEURS-POMPIERS DE VERVIERS DEPUIS LE XVIII SIECLE
De la pompe à bras au matériel moderne ...
LA PREMIERE CASERNE : RUE DU COLLEGE.
Le 13 mai 1828, on promulgue un nouveau règlement comprenant 49 articles relatifs à la prévention des incendies. Ce règlement est "soumis à l'approbation de la noble et très honorable députation des Etats". Le 18 octobre 1854, on publie des dispositions en vigueur pour le service des pompiers dans la Ville de Verviers.
Dans ces dispositions, on retrouve l'effectif de l'époque: un lieutenant commandant la compagnie, quatre sergents, quatre caporaux, deux tambours, trente-cinq pompiers effectifs et dix-neufs pompiers auxilliaires. Le 1er octobre 1862, on adjuge les travaux pour l'aménagement d'une caserne de pompiers dans un local de l'entrepôt de la Ville, rue du Collège, où sera hébergé plus tard, le commissariat de police avant que celui-ci ne soit transféré Mont du Moulin.
UN CORPS MIXTE.
Le Conseil communal de Verviers, lors de ses séances des 5 février et 10 juin 1864, arrête le règlement organique du corps des sapeurs-pompiers de Verviers. Ce règlement qui est approuvé par le Roi le 19 juillet 1864, prévoit qu'il s'agit d'un corps mixte, composé d'une compagnie de professionnels et d'une compagnie d'aides-pompiers payés par vacation. On trouve donc des professionnels et des volontaires. A ce moment, l'effectif est le suivant: un officier commandant, deux sergents, quatre caporaux, un fourrier, huit pompiers de première classe et neuf pompiers de deuxième classe.
PAS DE CHEVAUX ... NI DE CHIENS ...
En 1896, on epilogua longuement sur l'opportunité de doter le corps des pompiers de Verviers d'un ou même deux chevaux et on parla même d'une charette à chien. Mais on ne vit jamais de chevaux au corps des sapeurs-pompiers de Verviers. Par contre, en 1906, on prit la décision d'acheter une automobile "Dasse" (voiture belge de notre région). Cette voiture de pompiers servira pendant trente-six ans. Son dernier incendie fut celui de l'école communale de mécanique et de fonderie. Cette école fut l'ancêtre de l'IPES 1 de la rue Simon Lobet
, qui devint plus tard le casernement des pompiers. Les archives rapportent que le 13 avril 1942, alors que brûlait l'établissement de la rue Simon Lobet, face au terrain qui devint le stade Albert 1er (Skill), aujourd'hui le Stade de Bielmont, la voiture "Dasse" des pompiers de Verviers quitta son poste avancé situé à l'Hôtel de Ville de Hodimont à 16h50. La voiture devait se rendre au feu, rue Simon Lobet 30. Arrivée au bas de l'avenue Müllendorff, cette chère voiture était tellement essouflée qu'elle rendit l'âme et n'arriva jamais au dessus de la côte.
ET LES POMPIERS DEVINRENT POLICIERS ...
Mais durant la carrière de cette vénérable voiture, bien des bouleversements allaient toucher le corps des pompiers verviétois. Pendant la guerre 1914-1918, les pompiers devinrent policiers et les policiers furent également chargés d'assurer la charge de pompier. Ce qui, petite anecdote, n'allait pas sans mal pour ces policiers moustachus, habillés d'un justaucorps. En 1936, la Ville procéda à l'achat d'une première auto-échelle mécanique d'une hauteur de vingt mètres. Il s'agissait encore une fois d'un véhicule belge, de marque F.N.

L'échelle, métallique, était réalisée en tubes ronds par les ateliers Simon de Seraing. Cette auto-échelle sera utilisée pendant plus de trente ans et connaîtra donc l'incendie du "Grand Bazar" en 1938.

Grande Dame, selon l'expression du commandant Firmin, elle trône aujourd'hui chez un collectionneur gantois.

(Cet article date de 1985 et a été retranscrit telquel ... Cette échelle FN se trouve à l'heure actuelle dans un Musée de Leuze-en-Hainaut chez Mahy http://www.mahymobiles.be/ )

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